Une classe récupère la possibilité de partir en voyage scolaire
Une école n’organisait plus de voyage scolaire de plusieurs jours pour la classe de 2e différenciée. Les élèves partaient uniquement en excursion d’un jour. Unia est intervenu pour examiner la situation et rappeler les risques de différence de traitement.
Contexte
Depuis l’année précédente, l’école ne prévoyait plus de voyage scolaire pour les élèves de 2e différenciée.
Elle anticipait que peu d’entre eux pourraient participer, notamment en raison de difficultés financières, de contraintes liées au statut de séjour ou de refus des parents.
L’école organisait donc systématiquement une excursion d’un jour à la place.
Unia a pointé le risque d’une différence de traitement : décider à l’avance qu’une classe ne participera pas au voyage touche particulièrement des élèves déjà plus vulnérables.
Solution négociée
La direction a accepté de :
- demander chaque année aux parents si leurs enfants souhaitent participer au voyage ;
- prévoir une aide financière lorsque la non-participation est liée à un manque de moyens ;
- étudier la possibilité pour les élèves volontaires de rejoindre une autre classe lorsque plusieurs groupes partent ensemble.
L’activité annuelle (voyage ou excursion d’un jour) sera désormais choisie sur la base des réponses des parents, et non plus anticipée.
Cette solution permet de rétablir l’égalité de traitement et d’offrir aux élèves de 2e différenciée les mêmes possibilités de participation que les autres classes.