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Cour du travail de Bruxelles (francophone), 8 février 2017

Un informaticien travaille pour une société d’audit. À la suite de plusieurs absences pour maladie, et malgré une demande de reprendre son travail à mi-temps, il est licencié. Il conteste son licenciement, qu’il estime abusif et discriminatoire. 

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 08/02/2017
Domaine(s) : Emploi
Critère(s) de discrimination : Discrimination sur base de l’état de santé
Infraction(s) à la loi : Discrimination (civil), Discrimination directe
Pouvoir judiciaire : Cour du travail
Juridiction : Bruxelles
Unia partie (civile) : non

Les faits

Par un jugement du 14 juin 2014, le tribunal du travail  lui donne partiellement raison  et condamne la société à verser une indemnité pour licenciement abusif. La société fait appel et la question du licenciement discriminatoire est réexaminée.

Le tribunal avait considéré que le licenciement était abusif au motif que la société n’avait pas recherché loyalement une nouvelle fonction pour son employé. 

Décision

La cour du travail considère que ce fait ne permet pas en soi de conclure à l’existence d’un abus de droit. Cependant, la cour du travail note que c’est pour un motif médical que l’informaticien a demandé un mi-temps et une certaine défiance dans la réponse de la société face à cette demande. Sa maladie et ses conséquences sont analysées comme étant un « problème » pour le service.

La cour du travail conclut donc que si ce licenciement n’a pas été abusif, il est bien discriminatoire. Elle condamne la société à une indemnité compensatoire équivalente à 6 mois de rémunération brute. 

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