Cour du travail de Bruxelles (francophone), 3 décembre 2019
Un arbitre assistant estime avoir été victime de harcèlement antisémite et autres, mais il ne peut le prouver.
[Cette décision a été obtenue grâce à la collecte de jurisprudence réalisée par les chercheurs du projet ‘Combattre la discrimination par le droit : l’expérience belge en question’ (PDR T.0197.19), financé par le Fonds de la recherche scientifique (FNRS) et coordonné par Julie Ringelheim et Jogchum Vrielink.]
Les faits
Un homme est engagé comme arbitre assistant. Il s'agit de football professionnel et l'homme est payé par match. Comme il ne s'est pas présenté aux tests physiques, il est transféré vers le football amateur non rémunéré.
Il estime entre autres avoir été victime de harcèlement antisémite et autres pendant et après l'exécution de son contrat de travail. Il demande une indemnisation de 15 000 euros.
Décision
La cour du travail rejette la plainte pour harcèlement antisémite et autres, car l'homme ne peut prouver aucun fait démontrant ce harcèlement.
Unia n'était pas partie à la cause.
En abrégé : C.trav. Bruxelles (Fr.), 3/12/2019 - Numéro de rôle 2016/AB/1032