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Cour d'appel de Bruxelles (francophone), 10 décembre 2021

Une dame se fait agresser en prenant un verre à une terrasse. L’auteur des faits la traite de "sale Juive" et la frappe avec une plaque d’immatriculation arborant le nom de Mussolini.

[Première instance: Tribunal correctionnel de Bruxelles (francophone), 21 septembre 2018]

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 10/12/2021
Domaine(s) : Société
Critère(s) de discrimination : Racisme
Infraction(s) à la loi : Discours de haine, Délit d’incitation, Délit de haine, Coups et blessures
Pouvoir judiciaire : Cour d'appel
Juridiction : Bruxelles
Unia partie (civile) : oui

Qualification juridique

Le ministère public avait poursuivi le prévenu pour:

  • Incitation à la discrimination à l’égard d’une personne (article 22, 1° loi antidiscrimination 2007  – actuellement article 250, 1° Code pénal).
  • Incitation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne (article 22, 2° loi antidiscrimination 2007  – actuellement article 250, 2° Code pénal).
  • Incitation à la discrimination à l’égard d’une personne (article 20, 1° loi antiracisme 1981 telle que modifiée en 2007  – actuellement article 250, 1° Code pénal).
  • Incitation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne (article 20, 2° loi antiracisme 1981 telle que modifiée en 2007  – actuellement article 250, 2° Code pénal).
  • Coups et blessures volontaires (article 398 ancien Code pénal) avec mobile discriminatoire comme circonstance aggravante (article 405quater ancien Code pénal).

Décision 

La cour d'appel estime qu'il ne s'agit pas de faits constitutifs d'incitation à, mais bien de coups et blessures. La cour d'appel ordonne le suspension simple du prononcé de la condamnation pendant une période de 3 ans.

Unia était partie à la cause.

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