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Tribunal correctionnel de Bruxelles (francophone), 29 juin 2021

Sur sa page Facebook, une femme place des messages virulents qui visent la communauté musulmane.

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 29/06/2021
Domaine(s) : Média et médias sociaux
Critère(s) de discrimination : Racisme, Discrimination fondée sur la conviction religieuse ou philosophique
Infraction(s) à la loi : Discours de haine, Délit d’incitation, Interdiction de diffusion
Pouvoir judiciaire : Tribunal correctionnel
Juridiction : Bruxelles
Unia partie (civile) : non

Les faits

Une femme publie des messages sur son site Facebook tels que: « J'exècre les religions quelles qu'elles soient » ; « Il faut tous les mettre en quarantaine immédiatement et les connards et connasses qui les côtoient quotidiennement ... » ; « L'Islam n'a pas sa place en Belgique, cette religion ne respecte pas les Droits de l'Homme, il faut donc l'éradiquer définitivement comme le nazisme » ; « Marre de payer pour des illuminés bornés par des bouquins archaiques et inutiles, souvent sexistes, homophobes et à l'encontre des Droits de l'Homme » et « Bien des Belges en ont marre de ces africains et/ou des musulmans et c'est le cas partout en Europe, l'extrême droite monte même jusqu'en Finlande, c'est dire ».

Qualification juridique

Le ministère public avait poursuivi la prévenue pour:

  • Incitation à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe, d’une communauté ou de leurs membres (article 20, 4° loi antiracisme 1981 telle que modifiée en 2007  – actuellement article 250, 4° Code pénal).
  • Diffusion des idées fondées sur la supériorité ou la haine raciale (article 21 loi antiracisme 1981 telle que modifiée en 2007 – actuellement article 251 Code pénal).

Décision 

Le tribunal correctionnel estime qu’il n’est pas question d’incitation à la haine inspiré de racisme mais bien à l'encontre des convictions religieuses. Après requalification des faits et vu la situation de la personne, elle bénéficie d’une suspension du prononcé pendant 2 ans.

Unia n’était pas partie à la cause.

 

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