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Tribunal correctionnel du Hainaut, division Charleroi, 3 juin 2019

Il s’agit de faits assez sordides de séquestration, viol, attentat à la pudeur, traitement dégradant, détention illégale, coups et blessures à l’encontre principalement d’une jeune déficiente mentale mais aussi d’autres mineurs. 

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 03/06/2019
Domaine(s) : Société
Critère(s) de discrimination : Racisme, Discrimination sur base du handicap
Infraction(s) à la loi : Délit de haine, Abus de situation de faiblesse des personnes, Actes à caractère sexuel non consentis, Traitement inhumain et dégradant, Coups et blessures, Arrestation illégale et violation de domicile
Pouvoir judiciaire : Tribunal correctionnel
Juridiction : Hainaut
Unia partie (civile) : non

Qualification juridique

Le ministère public avait poursuivi les prévenus pour:

  • Viol (article 375 ancien Code pénal) avec mobile discriminatoire comme circonstance aggravante (article 377bis ancien Code pénal).
  • Attentat à la pudeur (article 373 ancien Code pénal) avec mobile discriminatoire comme circonstance aggravante (article 377bis ancien Code pénal).
  • Traitement dégradant (article 417/4 ancien Code pénal).
  • Attentat à la liberté individuelle et à l’inviolabilité du domicile (article 434 ancien Code pénal).
  • Coups et blessures volontaires (article 398 ancien Code pénal) 

Décision

Le juge condamne les 2 prévenus pour l’ensemble des faits à l’exception notable de la circonstance aggravante de racisme ou liée au handicap qui n’a pas été établie. Selon le juge, le fait que la victime ait été insultée d’handicapée et qu’elle ait un retard mental ne suffit pas pour déduire que le mobile de l’infraction serait lié au handicap. 

Les peines sont 10 ans ferme pour l’un et 8 ans ferme pour l’autre et des sanctions civiles lourdes (25 000 euros + 2* 2 500 euros).

Unia n’était pas partie à la cause.

 

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