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Tribunal correctionnel de Liège, division Liège, 15 juillet 2021

La police a été informée de vidéos diffusées sur les médias sociaux montrant un homme subissant des sévices par les 2 prévenus. Ils sont condamnés pour toute une série d'infractions. 

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 15/07/2021
Domaine(s) : Média et médias sociaux, Société
Critère(s) de discrimination : Discrimination fondée sur l’orientation sexuelle
Infraction(s) à la loi : Délit de haine, Extorsion, Harcèlement et harcèlement éléctronique, Menace, Traitement inhumain et dégradant, Coups et blessures
Pouvoir judiciaire : Tribunal correctionnel
Juridiction : Liège
Unia partie (civile) : non

Les faits 

Un homme a rencontré sur un site de rencontres homosexuelles un des prévenus, qui s'est ensuite installé chez lui. Le prévenu a profité de l'état de faiblesse de l'homme qui a des troubles mentaux. Plus tard, un compagnon du prévenu s'est également présenté et a aidé à commettre les faits.  

Qualification juridique 

Le ministère public avait poursuivi les prévenus pour :   

  • Traitement inhumain (article 417/3 ancien Code pénal).
  • Tenative d'extorsion (article 470 ancien Code pénal).
  • Menace d’attentat contre les personnes ou les propriétés (article 327 ancien Code pénal).
  • Coups et blessures volontaires (article 398 ancien Code pénal) avec mobile discriminatoire comme circonstance aggravante (article 405quater ancien Code pénal).
  • Harcèlement (article 442bis ancien Code pénal) avec mobile discriminatoire comme circonstance aggravante (article 442ter ancien Code pénal).
  • Traitement dégradant (article 417/4 ancien Code pénal).

L'abus de l'état de faiblesse de la victime a également été retenu comme circonstance aggravante.

Décision 

Le tribunal correctionnel a jugé que tous les délits avaient été prouvés, à l'exception du traitement inhumain.  Les prévenus ont été condamnés chacun à une peine de travail de 250 heures. La victime a reçu une indemnisation de 2 000 euros. 

Unia n’était pas partie à la cause. 

 

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