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Tribunal correctionnel de Liège, division Liège, 9 mars 2026

Un homme est traité de « sale pédé », reçoit un verre de bière au visage et est frappé à plusieurs reprises dans un café à Waremme. Le tribunal correctionnel condamne l'auteur à une peine de travail de 80 heures. Le motif homophobe est déduit des propos tenus par l'auteur.

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 09/03/2026
Domaine(s) : Société
Critère(s) de discrimination : Discrimination fondée sur l’orientation sexuelle
Infraction(s) à la loi : Délit de haine, Coups et blessures
Pouvoir judiciaire : Tribunal correctionnel
Juridiction : Liège
Unia partie (civile) : oui

Les faits

Un soir d'août 2022, la victime était assise à la terrasse d'un café à Waremme. Pour plaisanter, il aspergea légèrement un ami avec de l'eau. Celui-ci n'apprécia pas, mais la victime lui expliqua qu'il s'agissait d'une plaisanterie et lui fit un câlin. Cet ami était accompagné du prévenu. Ce dernier se mit à insulter la victime en la traitant de « sale pd » et lui dit qu'il n'avait rien à faire là. Une petite altercation s'ensuivit, qui prit fin lorsque la victime entra dans le café. La victime et le prévenu ne se connaissaient pas.

Plus tard dans la soirée, lorsque la victime est sortie, elle a été abordée par le prévenu qui lui a jeté le contenu d'un verre de bière au visage, puis, un briquet à la main, l'a frappée à plusieurs reprises au visage, à la tête et aux épaules.

Qualification juridique

Le ministère public avait poursuivi le prévenu pour:

  • Coups et blessures volontaires causant une maladie ou une incapacité de travail personnel (article 399 ancien Code pénal) avec mobile discriminatoire comme circonstance aggravante (article 405quater ancien Code pénal).

Décision

Le tribunal correctionnel condamne le prévenu à une peine de travail de 80 heures. Le motif homophobe est déduit des propos tenus par l'auteur. Le tribunal correctionnel souligne que l'auteur a crié « pute » à la victime et a donc « prononcé une insulte à connotation péjorative féminine à l'encontre d'un homme qui est ostensiblement membre de la communauté LGBTQI+ ».

La victime reçoit une indemnité de 1 000 euros (et une indeminité de procédure). Unia s'était constituée partie civile aux côtés de la victime et reçoit une indemnité de 250 euros (et une indemnité de procédure).

Unia était partie à la cause.

En abrégé: Corr. Liège,div. Liège, 9/3/2026 - Numéro de rôle 24L000061

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