Reconnaissance d’une erreur et réparation après un refus d’embauche discriminatoire
Une candidate écartée parce qu’elle portait un foulard reçoit des excuses et une indemnité après l’intervention d’Unia. Cette solution négociée compense la souffrance causée par ce refus.
Contexte
Une candidate qui porte un foulard postule via une société d'intérim, auprès d'une entreprise à 2 fonctions distinctes qui n'implique pas de contact avec le public. Bien qu'elle ait avec succès passé les tests à distance et sur place, sa candidature est écartée au motif qu’elle porte un foulard.
Elle contacte Unia qui considérant qu'il existe une présomption de discrimination sur la base de la conviction religieuse et du genre, interpelle l'entreprise et demande que lui soit communiquée la règle qui justifie ce refus d'engagement. L'entreprise lui répond qu'elle se fonde sur la politique de neutralité poursuivie au nom de la cohésion sociale au sein du groupe dont elle fait partie mais que cette politique n'est pas consacrée dans un règlement écrit.
Solution négociée
L'entreprise reconnait que ce refus d'embauche a pu engendrer chez la candidate une souffrance et un impact psychosocial significatif, vu notamment l'absence de règle écrite relative à la politique de neutralité. Elle a présenté ses excuses et lui a octroyé une indemnité équivalente à 6 mois de salaire brut.
Toutes les solutions négociées
Dans chaque dossier, Unia cherche à conclure un accord sans passer par le tribunal. C’est mieux pour la victime et pour la société.