Passer au contenu

Cour d'appel d'Anvers, 17 février 2005

La cour d'appel a accepté pour certains faits, en matière d’accès à un lieu de sortie, une violation de l’article 2 de la loi antidiscrimination. 

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 17/02/2005
Domaine(s) : Biens et services
Critère(s) de discrimination : Critères raciaux
Infraction(s) à la loi : Discrimination (pénal), Discrimination dans le domaine de l’offre de biens et services
Pouvoir judiciaire : Cour d'appel
Juridiction : Anvers
Unia partie (civile) : non

Les faits

L’enquête menée de très près par la police avait permis de contrecarrer les arguments classiques des portiers que le refus avait été inspiré par l’état d’ébriété, le comportement agressif ou la tenue vestimentaire du visiteur.

Qualification juridique

Le ministère public avait poursuivi les prévenus pour:

  • Commettre un acte discriminatoire en fournissant ou offrant de fournir un bien ou un service dans un lieu accessible au public (article 2 loi antiracisme 1981 – actuellement article 254 Code pénal).

Décision

Dans le cadre d’une des situations incriminées la preuve a e.a. été apportée par les images d’une caméra cachée. 

La cour d'appel estime que l’usage d’une caméra caché pour une émission télévisée ne signifie pas que les faits aient été provoqués. "Même si elles ne seraient pas à considérer comme une preuve valable, cela n’infirme ni la recevabilité de l’action pénale, ni la preuve des faits."

Vos souhaitez recevoir notre newsletter sur l'actualité juridique ?