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Tribunal du travail de Bruxelles (francophone), 2 août 2019

Un travailleur épileptique est licencié pour "motifs de sécurité" de son entreprise de travail adaptée.

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 02/08/2019
Domaine(s) : Emploi
Critère(s) de discrimination : Discrimination sur base du handicap
Infraction(s) à la loi : Discrimination (civil), Discrimination directe, Refus d’aménagements raisonnables
Pouvoir judiciaire : Tribunal du travail
Juridiction : Bruxelles
Unia partie (civile) : oui

Les faits

M. V. est épileptique, et travaille depuis 4 ans pour une entreprise de travail adaptée. Pendant plusieurs années, il travaille sur un poste non adapté et souffre de plusieurs crises (appelées aussi absences). Après plusieurs demandes et l’intervention du PHARE (le service public de la COCOF pour les personnes en situation de handicap), l’employeur accepte de mettre en place des aménagements raisonnables : M. V. aura droit à un poste de travail plus sûr, où il est assis. Il reprend le travail le 10 avril 2017 à son poste adapté, fait une absence épileptique le 11 et est licencié le 12 pour « motifs de sécurité ». 

Décision 

Le tribunal du travail estime qu’il est bien question d’un licenciement discriminatoire et que le licenciement 2 jours après la mise en place de l’aménagement raisonnable équivaut à un refus d’aménagement raisonnable.

Unia était partie à la cause.

En abrégé : Trib.trav.Bxl., 2-08-2019

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