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Tribunal du travail de Bruxelles (francophone), 22 avril 2020

La requérante travaillait initialement pour un employeur français mais exerçait ses fonctions auprès d’une société belge. En septembre 2017, elle informe son employeur belge qu’elle doit passer des examens médicaux. En janvier 2018, une semaine après avoir informé son employeur du caractère malin de son cancer, elle est licenciée en raison d’une « réorganisation ».

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 22/04/2020
Domaine(s) : Emploi
Critère(s) de discrimination : Discrimination sur base de l’état de santé
Infraction(s) à la loi : Discrimination (civil), Discrimination directe
Pouvoir judiciaire : Tribunal du travail
Juridiction : Bruxelles
Unia partie (civile) : non

Décision 

Le tribunal du travail constate que la chronologie des faits permet de présumer l’existence d’une discrimination : la requérante était absente depuis 1 mois et subissait les conséquences de son cancer quand elle a été licenciée. La réorganisation n’est pas non plus établie ni l'existence de résultats insatisfaisants. 

Le tribunal du travail établit aussi que les 2 employeurs exerçaient ensemble les prérogatives de l’employeur vis-à-vis de la requérante. Les 2 sociétés sont donc condamnées in solidum au paiement de l'indemnité de 6 mois de salaire brut.

Unia n’était pas partie à la cause.

En abrégé : Trib.trav.Bxl., 22-04-2020

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