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Tribunal du travail de Bruxelles (francophone), 19 juillet 2019

Une fonctionnaire de la Communauté française, licenciée après un burn-out, obtient une indemnité sur la base des dispositions relatives à l'abus de droit (mais pas sur la base de la loi antidiscrimination).

[Cette décision a été obtenue grâce à la collecte de jurisprudence réalisée par les chercheurs du projet ‘Combattre la discrimination par le droit : l’expérience belge en question’ (PDR T.0197.19), financé par le Fonds de la recherche scientifique (FNRS) et coordonné par Julie Ringelheim et Jogchum Vrielink.]

Publié : 19/07/2019
Domaine(s) : Emploi
Critère(s) de discrimination : Discrimination sur base de l’état de santé
Infraction(s) à la loi : Discrimination (civil), Discrimination directe
Pouvoir judiciaire : Tribunal du travail
Juridiction : Bruxelles
Unia partie (civile) : non

Les faits

Une femme travaillait pour un service de la Communauté française. Elle a été absente pendant une longue période en raison d'un burn-out. Elle a finalement été licenciée. Le motif invoqué pour son licenciement était le suivant : « Cette absence pour maladie perturbe le bon fonctionnement du service ».

La femme demande une indemnisation sur la base de la CCT n° 109 et de la loi antidiscrimination.

Décision

La femme avait demandé une indemnité sur la base de la CCT n° 109, mais celle-ci ne s'applique pas dans le secteur public.

Le tribunal du travail a jugé qu'il y avait bien abus de droit (abus du droit de licenciement). L'employeur avait invoqué la perturbation du bon fonctionnement du service, mais n'avait pas pu le prouver. Le tribunal du travail a accordé une indemnité de 20 000 euros.

La demande fondée sur la loi antidiscrimination a été rejetée compte tenu du fait qu'une indemnité de 20 000 euros avait déjà été accordée.

Unia n'était pas partie à la cause.

En abrégé : Trib.trav. Bruxelles (Fr.), 19/7/2019 - Numéro de rôle 18/2262/A

Législation:

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