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Tribunal du travail de Bruxelles (francophone), 9 mars 2018

Selon le tribunal du travail, les mails envoyés unilatéralement par la victime ne suffisent pas à établir une présomption de discrimination.

[Cette décision a été obtenue grâce à la collecte de jurisprudence réalisée par les chercheurs du projet ‘Combattre la discrimination par le droit : l’expérience belge en question’ (PDR T.0197.19), financé par le Fonds de la recherche scientifique (FNRS) et coordonné par Julie Ringelheim et Jogchum Vrielink.]

[Avertissement : les jugements et arrêts peuvent contenir un langage offensant].

Publié : 09/03/2018
Domaine(s) : Emploi
Critère(s) de discrimination : Critères raciaux
Infraction(s) à la loi : Discrimination (civil), Harcèlement, Infraction loi bien-être et/ou code pénal social
Pouvoir judiciaire : Tribunal du travail
Juridiction : Bruxelles
Unia partie (civile) : non

Les faits

Une femme demande des dommages et intérêts pour harcèlement sur son lieu de travail. Elle fait sa demande sur la base de la loi relative au bien-être et, subsidiairement, sur la base de la loi antiracisme.

Décision

La femme avait envoyé plusieurs courriels dans lesquels elle faisait référence à des incidents qui s'étaient déroulés sur son lieu de travail. Cependant, le tribunal du travail a jugé que ces courriels, envoyés unilatéralement par la victime, ne démontraient pas l'existence de faits permettant de présumer l'existence de faits de harcèlement à son égard par deux collègues.

Unia n'était pas partie à la cause.

En abrégé: Trib. trav. Bruxelles, 9/3/2018 - numéro de rôle 16/9018/A

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