Excuses et indemnisation pour un chef cuisinier en raison d'un climat de travail raciste
Un chef cuisinier signale à Unia que la gérante d’une brasserie gantoise l’insulte de manière raciste à plusieurs reprises, ainsi que d’autres salariés issus de l’immigration. Ces humiliations et cette ambiance de travail hostile ont un impact considérable sur son bien-être et conduisent finalement à son licenciement. Avec l’aide d’Unia, les parties parviennent à un accord à l’amiable.
[Avertissement : cette solution négociée peut contenir des propos blessants.]
Contexte
Un chef de cuisine travaille dans une brasserie réputée de Gand lorsqu’il est régulièrement confronté à des insultes racistes de la part de la gérante. L’homme travaille dans un établissement jouissant d’une très bonne réputation et fréquenté par une clientèle distinguée, mais dans les coulisses, l’ambiance est toute autre. Pendant les heures de pointe, la gérante s'adresse à lui et à d'autres employés issus de l'immigration en utilisant des expressions telles que « sale Marocain », « sale Turc », « sale Afghan » et « sale Pakistanais ».
De nombreuses heures supplémentaires ne sont pas non plus payées. Lorsque le chef de cuisine annonce son intention d’engager d’autres démarches par l’intermédiaire de son syndicat, la gérante lui propose une voiture d’occasion en compensation des heures supplémentaires impayées. Finalement, grâce à un ami garagiste, il reçoit une voiture de plus de 20 ans aux freins défectueux, qui ne correspond pas à ce qui lui avait été promis.
Le chef cuisinier remet à Unia des enregistrements audio qui confirment les propos racistes. Sur cette base, Unia dépose une plainte pénale. Plusieurs autres employés refusent toutefois de témoigner par crainte de répercussions négatives sur leur emploi.
Les humiliations constantes et l’ambiance de travail hostile ont un impact considérable sur le chef cuisinier. Il finit par démissionner. Ces expériences continuent de le hanter par la suite et ont des répercussions sur son bien-être psychologique, ses perspectives professionnelles et ses revenus. Sa famille subit également les conséquences de cette situation.
Solution négociée
Reconnaissance et indemnisation
Avec l’aide d’Unia, les parties parviennent à un accord négocié. L’ancienne gérante présente ses excuses pour son comportement.
Elle verse également l'indemnité forfaitaire prévue par la loi pour violence verbale à caractère raciste sur le lieu de travail. Cette indemnité correspond à 6 mois de salaire brut, soit environ 20 000 euros.
Mesures structurelles
Aucune mesure supplémentaire n’est nécessaire au sein de l’entreprise. Entre-temps, l’ancienne gérante a vendu ses parts dans la brasserie et s’est lancée dans une autre activité professionnelle.