17 mai: Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Unia lance une campagne, via les réseaux sociaux et la distribution de sous bock dans 5 grandes villes du pays, contre les préjugés généralement associés aux lesbigays. L’objectif est de montrer que l’homonégativité existe encore et qu’elle n’est pas sans conséquence pour ceux qui en sont victimes. En marge de cette campagne, Unia se joindra à la Gay Pride de Bruxelles.

« Hetéro? C’est une phase, ça passe ! » ; « Les hétéros  sont tous des divas » ; « Hétéro ? Ça se guérit !». Ces préjugés inversés sont le point central de la campagne d’Unia, dont le leitmotiv reste identique à celui de la campagne du 21 mars pour l'élimination de la discrimination raciale: « les préjugés ne mènent à rien, ensemble on va plus loin !».

Gay Pride

17 mai: Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Unia participera également à la Pride de Bruxelles. Avec des ballons et slogans tels que « Pride ? Toutes des folles », mais surtout « Faites éclater les préjugés ! », Unia déambulera dans les rues de la capitale.

Cadre légal

En Belgique, la discrimination basée sur l’orientation sexuelle est interdite par la loi antidiscrimination. Cependant, aujourd’hui encore dans l’espace public, à l’école, dans les clubs de sport, etc. les lesbigays continuent d’être considérés autrement pour ce qu’ils sont. C’est précisément sur ces préjugés et attitudes négatives qu’Unia se focalise aujourd’hui. 

À la demande d’Unia, iVOX a également mené une enquête auprès de 1000 personnes sur la perception sociale de l’homo/bisexualité et les attitudes envers les personnes LGB (lesbiennes, gays et bisexuelles).

Signalements à Unia

En 2015, Unia a reçu 203 signalements dont 92 ont mené à l’ouverture d’un dossier relatif à l'orientation sexuelle, soit 12 de plus qu’en 2014. Presque la moitié (46%) de ces dossiers concernait  des faits de société (disputes de voisinage, problèmes dans l’espace public, problèmes familiaux,…). Il s’agit du double par rapport à l’année 2014. Les chiffres indiquent que nous devons rester vigilants. Parler de son orientation sexuelle ne va toujours pas de soi.

Sondage d’Unia sur l’acceptation des homo/bisexuels

À la demande d’Unia, iVOX a mené une enquête auprès de 1000 personnes sur la perception sociale de l’homo/bisexualité et les attitudes envers les personnes LGB (lesbiennes, gays et bisexuelles). Malgré un cadre législatif avancé et une acceptation sociale qui évolue positivement, l’enquête démontre que des blocages persistent auprès de certains groupes ou dans des secteurs tels que l’enseignement et l’emploi.

Campagne FB