Les préjugés ne mènent à rien, ensemble on va plus loin !

Suite aux attentats, Unia a decidé d'arrêter la campagne liée à la Journée internationale contre le racisme.

Le racisme, les stéréotypes et les préjugés sont étroitement liés. Avec cette vidéo, nous voulons attirer l'attention des jeunes qui, même s’ils sont nés dans une société multiculturelle, perpétue certains clichés. Les jeunes doivent aussi savoir que les préjugés affectent la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Les préjugés, souvent inconscients, sont la première étape vers la discrimination.

Quelques réponses à vos questions

Stéréotypes

Nous utilisons tous des stéréotypes, même sans le savoir, pour simplifier et structurer le monde qui nous entoure. Les stéréotypes sont souvent négatifs, mais pas automatiquement : lorsqu’on dit « les noirs sont de bons danseurs » ou « les japonais sont polis », on s’enferme également dans des généralisations simplistes en surestimant notre groupe par rapport à un autre. Les stéréotypes deviennent problématiques lorsqu’ils se traduisent dans les comportements de discrimination, de haine, d’exclusion de l’autre.  

Et le racisme inversé/anti-blanc alors ?

Le racisme et la discrimination sont souvent liés aux rapports de forces entre, le plus souvent, une majorité qui  s’estime supérieure à une minorité. Personne, aucun groupe ne peut se prévaloir d’une attitude naturellement tolérante envers les autres. Croire donc que seuls les blancs peuvent être racistes est effectivement faux. Unia reçoit et traite aussi des signalements racistes envers la population blanche, Sharia4Belgium en est un exemple. Il parle alors simplement de « racisme », et ne voit aucune nécessité de qualifier ces faits de « racisme inversé » ou d’un autre terme.

Page « Racisme » d’Unia                                                    

Racisme 2.0, un racisme qui se recycle

Rapport annuel 2013 : Focus racisme

On n’a même plus le droit de dire ce qu’on pense !

La liberté d’expression est un principe de base de notre société. Cela veut dire qu’on peut en principe dire ce qu’on pense, même si nos propos « heurtent, choquent ou inquiètent ». Cette liberté n’est pas absolue ; certains propos sont interdits par la loi  car on considère qu’ils sont une menace pour la société et la démocratie. C’est le cas, par exemple, des propos qui incitent les autres à adopter des comportements de discrimination, de haine, de violence.

Rapport annuel 2011 : Focus liberté d’expression

Facebook et les limites de la vie privée

Facebook est un outil formidable, qui permet de rester en contact  avec les autres, d’échanger des idées, d’apprendre des choses. Mais  il permet également de diffuser des messages mensongers, racistes ou haineux, qui peuvent inciter à la haine, la discrimination ou à la violence envers certains groupes. De tels messages sont punissables par la loi. Beaucoup de personnes considèrent que ce qui se dit sur Facebook relève de la vie privée mais ce n’est pas le cas : la plupart des messages diffusés sur Facebook sont publics et les lois antiracisme et antidiscrimination sont donc d’application.

Le discours de haine sur Facebook, où s’arrête la liberté d’expression ?  

Islam : ils n’ont qu’à s’intégrer !

La place de l’Islam dans notre société soulève beaucoup de questions et suscite des peurs ; les musulmans sont souvent victimes de stéréotypes et on leur reproche, lorsqu’ils veulent pratiquer leur religion de façon publique, de ne pas vouloir s’intégrer. Il faut rappeler que dans notre société démocratique, chacun a le droit de choisir sa  religion et de la manifester publiquement par des pratiques, des rites, le port de signes (croix, foulard, kippa, etc.).

Page « convictions religieuses ou philosophiques » d’Unia