Lutte contre la torture et les mauvais traitements : les efforts de la Belgique doivent se poursuivre
Le Comité contre la torture des Nations Unies a publié ses observations finales fin juillet. Tout comme Unia, il insiste sur la nécessité de veiller à investir dans la formation et l’encadrement des policiers.
La Belgique devrait « accélérer la mise en place (d’un) cadre national afin de collecter des données sur la pratique du contrôle d'identité, le motif et le résultat du contrôle, ainsi que l'origine ethnique et le sexe de la personne contrôlée, afin de réaliser une étude sur la pratique du profilage racial, d’identifier les causes et de prévenir les pratiques arbitraires ». Elle devrait aussi « prendre des mesures urgentes pour examiner de manière indépendante et transparente le recours aux mauvais traitements et à l’usage excessif de la force par les services de police, en vue de mettre en place des politiques de prévention nécessaires et renforcer les dispositifs de contrôle internes et externes ».
C’est ce que dit (entre autres !) le Comité contre la torture des Nations Unies dans ses observations finales publiées le vendredi 30 juillet 2021.
Les 15 et 16 juillet 2021, ce Comité composé d’experts indépendants a échangé avec la délégation belge à propos des obligations de notre pays en matière de prévention de la torture et des mauvais traitements. La Belgique a répondu à une série de questions du Comité et fait part des avancements et défis auxquels elle fait encore face dans ce domaine.
Unia, en collaboration avec Myria, a contribué au travail du Comité en lui remettant un rapport parallèle dans lequel Unia formule des constats et propose des recommandations.
Le Comité contre la torture, comme Unia, insiste sur la nécessité de veiller à investir dans la formation et l’encadrement des policiers.
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