Unia entame une action en justice contre Schild en Vrienden

6 Septembre 2018
Domaine d'action: Internet
Critère de discrimination: RacismeOrientation sexuelle

Unia exprime son indignation face aux messages de Schild & Vrienden révélés par l’émission Pano de la VRT. Unia suit depuis longtemps le mouvement d’extrême droite pour lequel il a dans le passé reçu des dizaines de signalements. Unia compte, à la lumière de ces révélations, entamer une procédure juridique et a décidé de contacter le parquet. 

"Nous sommes en train de rassembler les différents dossiers que nous avons ouverts au sujet de Schild & Vrienden qui est depuis longtemps dans notre collimateur. Le travail d’investigation journalistique de la VRT nous conforte dans l’idée qu’il est temps de saisir la justice. Nous contactons donc le magistrat de référence", déclare Patrick Charlier, directeur d’Unia.

Le reportage diffusé dans l’émission Pano de la VRT démasque l’organisation d’extrême droite qui, l’affirme Unia, tient depuis longtemps un double langage. "Le reportage met à nu un racisme insidieux. Il suffit de gratter la plaie pour découvrir les stigmates d’un racisme brut», constate Unia.

Discours de haine

"Ces messages ont toutes les caractéristiques d’un discours incitant à la haine, à la discrimination, à la violence. Nous allons les analyser d’un point de vue juridique. Unia entend demander auprès de la rédaction de Pano copie des messages que les journalistes ont découverts dans des groupes privés sur les réseaux sociaux.»

Une indignation publique qui nous porte à l’optimisme

Tous les jours, Unia est confronté à des victimes de discours racistes, homophobes et antisémites. Nous savons que ces discours et ces comportements sont le terreau de la discrimination. Toutefois, l’indignation publique nous incite à l’optimisme. Que les manifestations de racisme, d’homophobie, d’antisémitisme et de sexisme ne restent pas sans réactions nous donne à espérer.

"Nous encourageons les internautes à nous signaler les discours haineux. La procédure de signalement est clairement expliquée sur notre site internet", précise Patrick Charlier.