Élaborer des plans d’action interfédéraux

Les plans d’action interfédéraux définis autour de problématiques spécifiques doivent également aborder l’intersectionnalité des critères de discrimination, voire être articulés entre eux. Leur efficacité dépend des moyens financiers qui leur sont assortis et de leur suivi et évaluation.

Élaborer des plans d’action interfédéraux

Élaborer enfin un plan d’action interfédéral contre le racisme

En 2016 paraissait l’étude en néerlandais "Racisme in België 15 jaar na de Durban verklaring: tijd voor een interfederaal actieplan tegen racisme". L’engagement de la Belgique d’élaborer un tel plan date effectivement de 2001, année où s’est tenue la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance (Durban I).

Les rapports annuels d’Unia confirment par ailleurs le grand besoin d’un plan d’action interfédéral. De nombreux citoyens continuent à être trop fréquemment victimes de discriminations fondées sur des critères raciaux.

Unia demande que les prochains gouvernements fédéral, régionaux et communautaires élaborent ensemble un plan d’action interfédéral ambitieux et largement soutenu contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance. Pour qu’un tel plan soit efficace, une concertation s’impose avec les acteurs de terrain et en particulier avec les organisations qui défendent les intérêts des victimes du racisme. Le processus est en effet aussi important que le résultat lui-même, et doit mobiliser tous les acteurs pertinents : autorités publiques, partenaires sociaux, société civile, acteurs judiciaires, académiques...

Élaborer des plans d’action interfédéraux

Évaluer la stratégie interfédérale d’intégration des Roms

La Stratégie nationale d'intégration des Roms date de février 2012. L’accord de gouvernement (2014) prévoyait une évaluation et un ajustement de cette stratégie, mais cela n’a pas été fait. Entre-temps, l’évaluation intermédiaire du Cadre UE pour les stratégies nationales d’intégration des Roms a été présentée au niveau européen.

La situation des Roms, et en particulier de sous-groupes particulièrement vulnérables comme les jeunes et les femmes roms, reste précaire dans notre pays. Les niveaux de pouvoir fédéral et régionaux ne se soucient pas suffisamment de ces catégories de personnes, ce qui fait que les pouvoirs locaux se retrouvent souvent démunis.

Unia demande que les prochains gouvernements fassent une évaluation de l’actuel Plan national d’action pour l’intégration des Roms et adaptent leur politique aux besoins mis en lumière par cette évaluation. Le plan interfédéral d’action devrait se focaliser sur les lacunes laissées dans l’approche actuelle vis-à-vis de ce public spécifique. Une approche intégrée de la « haine anti-Tziganes » s’impose également.

Les réunions thématiques de la Plateforme nationale pour les Roms sur l’enseignement, l’emploi, la santé et le logement peuvent exercer une fonction de soutien à cet égard.

Élaborer des plans d’action interfédéraux

Développer le Plan d’action interfédéral contre la discrimination et la violence à l’égard des personnes LGBTI

L’actuel Plan d'action Interfédéral contre la discrimination et la violence à l'égard des personnes LGBTI couvre la période 2018-2019.

Unia demande qu’à la suite du plan actuel et sur la base d’une évaluation de celui-ci, les prochains gouvernements élaborent un plan d’action interfédéral qui traverse les différents niveaux de pouvoir et domaines d’activité. Une attention particulière devrait être portée au niveau local.

La recherche sur les violences verbales et physiques à l’encontre des personnes LGBTI n’est pas seulement fragmentaire, mais commence aussi à être datée.

C’est pourquoi Unia demande aux prochains gouvernements de commanditer des recherches scientifiques structurelles sur les violences verbales et physiques à l’encontre de personnes LGBTI, en accordant une attention particulière à des sous-groupes particulièrement vulnérables (approche intersectionnelle).