Un homme condamné pour propos haineux sur Facebook

16 Octobre 2018
Domaine d'action: Internet
Critère de discrimination: Racisme

Ce jugement rappelle à tous les utilisateurs de Facebook qu’il n’y a pas différence entre tenir des propos racistes dans la rue ou sur les réseaux sociaux. Les deux sont interdits. Unia s’est donc porté partie civile suite aux commentaires racistes dirigés contre un jeune homme d’origine turque décédé à Istanbul. L’auteur a été condamné à une peine de prison et à une amende.

“Ce jugement est essentiel. Ce qui se dit sur les réseaux sociaux touche de véritables personnes. Beaucoup d’internautes pensent encore qu’ils peuvent tout se permettre sur la toile. Ce n’est pas le cas. L’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination est interdite dans la rue et sur internet” rappelle Patrick Charlier, directeur d’Unia.

Commentaire raciste

Dans cette affaire, un jeune Belge d’origine turque est décédé à Istanbul. Un homme a réagi à cette information en postant des commentaires racistes. Il est apparu clairement que cette personne avait l’habitude coutumière de poster des propos incitant à la haine sur les réseaux sociaux, singulièrement à l’encontre de personnes d’origine étrangère. Confronté à ses propos et à leurs conséquences, il n’a exprimé aucun regret.

Traînée de poudre

“Unia remarque que les messages haineux se répandent comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années. Facebook est plus qu’une simple plateforme. Plus de 5 millions de Belges la consultent chaque jour. C’est d’ailleurs souvent leur principale fenêtre sur le monde. Répandre sciemment la haine en ligne peut être destructeur dans la vie réelle” prévient Patrick Charlier.

L’auteur a été condamné à 6 mois de prison et à une amende de 4.000 euros.

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L’antisémitisme est toujours présent, surtout sur internet

Il y a 73 ans aujourd’hui, les survivants d’Auschwitz ont été libérés. Malheureusement, l’antisémitisme n’a pas encore disparu. En 2016, nous avons reçu chez Unia pas moins de 109 signalements pour des faits antisémites – plus du double qu’en 2015. Notre constat est qu’il y a moins d’agressions verbales, mais que le nombre de déclarations antisémites sur internet augmente fortement.